Les 7 forces du manager agile

    Par le 23 juin 2017

    Les organisations agiles, ont le vent en poupe. On parle aussi de méthodes agiles, de fonctionnements agiles, d’entreprise libérée. Qu’en est-il du métier de manager ? Comment se transforme-t-il sous la contrainte de l’agilité ?

    Les 7 forces du manager agile

    Voici 7 points d’appuis pour vous muscler en agilité, à travailler chaque jour…

    1. Donner du sens dans un environnement flexible et incertain

    • Dans un contexte mouvant, dans lequel même les structures de références sont renouvelées et les équipes à géométrie variable, le manager agile est là pour porter l’authenticité et le sens.
    • Etre authentique dans ses comportements et son mode de relation à son équipe renforce sa propre légitimité.
    • Savoir communiquer sur les changements de caps, les décisions remises en question, et être capable de les accompagner auprès des collaborateurs, donne au manager la dimension d’un leader.

    2. Faire confiance

    La confiance ne se décrète pas, elle est observée par les équipes au travers du comportement du manager. Faire confiance c’est être en mesure de déléguer, de donner à chaque personne ou équipe de nouveaux champs à explorer et encourager les initiatives.

    3. Être capable d’humilité

    Le manager agile accompagne plus qu’il ne dirige. Son statut repose sur sa capacité à entendre et écouter avant d’être entendu. Il ne peut adopter une posture de sachant. Il réussit si il sait dire « qu’il ne sait pas », et s’il invite ses collaborateurs à participer à ses réflexions.

    4. Prendre des décisions

    Être dans une posture agile c’est être décisif, les tergiversations bloquent l’action et donc l’agilité d’une équipe. Dans cette nouvelle manière d’être, prendre des décisions implique d’accepter son propre champ d’erreurs et de reconnaitre lorsque l’on s’est trompé.

    5. Agir

    C’est l’action qui prouve, vous serez exemplaire et suivi si vous menez des actions favorables au changement. Le spectre est infini : agir pour faire évoluer les habitudes relationnelles, agir pour modifier les processus, agir pour tester de nouvelles façons de travailler…

    6. Écouter (vraiment) ses collaborateurs

    • Le vraiment est fondateur. Dans les cours de management on apprend qu’il faut écouter ses interlocuteurs. Posez-vous la question, sur la dernière semaine : « quand ai-je vraiment écouté en étant totalement présent au moment qui se passait, en observant l’autre, en laissant des silences pour qu’il puisse réfléchir, en ne pensant pas à ce que j’ai oublié de faire ou à ce que je dois faire ».
    • Un exercice pour vous tous les jours : prendre 10mn et repasser le film de votre journée pour vous questionner sur ces différents points

    7. Faire preuve d’optimisme

    Se montrer optimiste, n’est pas se montrer naïf. C’est être capable d’analyser les tenants et les aboutissants d’une situation ou d’un projet et envisager (avec une agilité intellectuelle), la bonne manière de l’aborder. Votre but étant de de batir quelque chose d’utile et de sensé pour les équipes et les partenaires.

    Être un manager agile

    Être un manager agile c’est s’appliquer à accepter les différences, travailler en collaboration avec l’équipe que l’on a. Comprendre les enjeux de son propre management ou de ses pairs. Etre agile, c’est prendre ses décisions en conscience et en les assumant. Ceci pour  être capable de transformer les rivalités ou difficultés en modèles ou opportunités

    Je vous invite à réfléchir à votre souhait d’agilité, avec la sagesse d’un très grand poète : René Char.

    « Nous vivons avec quelques arpents du passé, les gais mensonges du présent et la cascade furieuse de l’avenir »

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    Maria Corgier Il y a 2 mois

    7 points essentiels et important à suivre.
    Jeune manager que je suis, cela m’a conforté dans mon savoir être et, en les appliquant, le résultat à été au delà de mes espérances et j’ai réussi là où d’autres avaient échoués.

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    Vincent Alaux Il y a 1 mois

    Merci pour cet article !

    Je suis tout à fait d’accord avec vous concernant l’écoute. On a tous entendu que l’écoute était à la base de la communication mais c’est tellement difficile à appliquer ! On peut aussi faire l’inverse de ce que vous préconisez et prendre un instant le matin pour se dire, aujourd’hui je vais m’obliger à plus écouter que parler. A défaut de le faire toute la journée, on le fera plus longtemps que d’habitude !

    http://destination-leadership.fr/

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    VARLET Il y a 4 semaines

    Laisser prendre des initiatives à ces collaborateurs même si celle ci sont parfois malencontreuses et les prendre à son compte et si celle ci sont heureuses lui en donner les lauriers à la longue les malencontreuses diminuent . Savoir dire si on ne sait pas faire cela n’est pas désastreux mais ne pas savoir dire ce qu’il faut faire c’est plutôt inquiétant vis à vis de ces collaborateurs . Etre manager c’est être humain et de comprendre l’autre dans ces difficultés car des fois aussi interviennent des facteurs extérieures qu’il faut appréhender .

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      Varlet chris Il y a 3 semaines

      En effet , oui j’ aimerais adopter ce type de management avec mes collaborateurs avenirs . Je suis très ravi de vous lire.

    Sylvie Bonnefond Il y a 3 semaines

    En préambule, j’ajoute la célèbre phrase de Socrate: « connais toi toi même » (et tu connaitras l’univers et les Dieux…..)

    Très belle phrase de René Char , les arpents du passé, les gais mensonges du présent et la cascade furieuse de l’avenir, avec un peu d’agilité c’est gérable.

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