Apprendre à travailler en profondeur

Par le 3 mars 2011

Un  triple constat s’impose pour les managers et vos témoignages le confirment :

  • Nous sommes confrontés à des demandes multiples de la part de nos entreprises avec un niveau de priorisation qui reste à la charge du manager qui quelque fois est « asphyxié » et tenté de tout faire même de façon superficielle,
  • Une attente forte des salariés comme des dirigeants vis-à-vis du court terme puisque l’avenir est perçu comme incertain,
  • Un état d’esprit individuel et collectif vis-à-vis du travail plutôt morose, voire désabusé et de toute façon peu enthousiasmant.

Une solution concrète et immédiate : revisiter nos actes managériaux à la lumière de la valeur ajoutée qu’ils apportent et travailler ceux que l’on choisira en profondeur.

  • Revisiter nos actes managériaux consiste d’abord à les identifier, quantifier le temps que nous y passons puis  demander à nos collaborateurs et à nos patrons si cet acte crée de la valeur pour eux (ne pas se laisser berner par un oui non argumenté qui serait lié à des habitudes) mais les pousser à dire en quoi l’acte crée de la valeur pour eux (en soi et sous la forme sous laquelle l’acte existe), leur faire identifier les actes les plus essentiels en leur faisant prioriser.
  • Prendre le temps d’analyser les résultats et de les assimiler (ce n’est pas toujours facile de prendre conscience que ce que nous faisons depuis plusieurs années est finalement perçu avec une faible valeur ajoutée).
  •  Faire le ménage, en choisissant les actes managériaux que nous allons garder et ceux que nous allons abandonner en fonction des bénéfices qu’ils apportent.
  • Se poser ensuite la question de la forme de l’acte : par ex ce que je fais lors d’un entretien individuel mensuel dans un bureau peut-il prendre d’autres formes ? Ce que nous faisons chaque mois en réunion peut-il être allégé par ex par un forum sur l’intranet ?…
  • Décider et communiquer en n’oubliant pas de donner du sens à vos choix : expliquer les bénéfices individuels et collectifs.
  • Travailler en profondeur les actes managériaux que vous avez décidé de garder c’est-à-dire professionnaliser l’acte en en maîtrisant tous les aspects (fond et forme)
  • Demander à minima tous les ans un feed-back à vos collaborateurs par ex lors de l’entretien annuel.

Ce questionnement sur la valeur ajoutée de nos actes peut se faire seul ou avec son manager et chacun sait que ce n’est pas facile de remettre en cause ses habitudes mais gagne évidement à se faire à plusieurs que ce soit entre pairs ou accompagné par un consultant.

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brice axel Il y a 10 années

je suis un jeune étudiant camerounais qui aspire à être chef d’entreprise. pour y parvenir, je pense que le professionnalisme est un état d’esprit certes mais dans un contexte comme le nôtre je vous assure tout est fait pour l’échec de la création d’une entreprise. quoiqu’il en soit je ne compte pas la^cher prise même s’il me faut échouer 47fois j’y arriverais.

pouvez_ vous s’il vous plaît me donner quelques conseils aussi bien sur le plan psychologique que sur le plan professionnel par mon email.

je vous remercie d’avance

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