Managers, un point de vigilance de votre rentrée : Les risques psychosociaux (Partie 1 sur 3)

Par le 6 septembre 2011

Billet n°1 sur 3

En cette période de rentrée, nous pouvons nous interroger en qualité de manager d’équipe sur notre état interieur : Suis –je heureux de reprendre ? Ai-je comme les enfants avant de retourner à l’école une « boule au ventre » ? Ai-je des nuits plus agitées…? On pourrait allonger la liste.

Après cette étape d’introspection je vous invite à réflechir à ces mêmes questions pour vos équipes, vos collaborateurs.

Ce n’est pas un exercice facile, certes, d’autant que l’émotion, la qualité de la relation ne sont pas nécessairement centraux dans les objectifs que vous avez à remplir. Pourtant,  il est urgent de les prendre en compte : de nouvelles générations attendent une autre qualité de vie au travail, les notions de respect, d’explication des décisions sont aussi importantes pour les jeunes que pour les séniors. La diversité et la parité deviennent des critères de réussite économique et d’image liée à la responsabilité sociale des entreprises.

Les salariés sont soumis à des rythmes denses, à des modes de travail qui n’aident pas à différencier le personnel du professionnel. Ils  attendent de leur manager une aide pour vivre mieux la pression, les tensions et les relations humaines.

Voici  quelques repères pour ne pas vous sentir démunis face à ce  nouvel enjeu :  Le bien être au travail.

En juin dernier, Annick Cohen Haegel, Manager de l’Offre Ressources Humaines Cegos, a mené et présenté une étude à la presse, sur la thématique de la diversité et de la discrimination.

Je vous propose ici son approche en 3 points destinée aux managers : anticiper, être promoteur de l’ouverture d’esprit, ne pas  entrer personnellement en « zone de risque ».

1. Anticiper

Cela commence par soi-même et une salutaire prise de conscience de ses propres limites et stéréotypes face à la différence.

Qu’est-ce qui vous dérange, peut vous gêner chez l’autre : son apparence physique, son niveau social ou intellectuel, ses croyances, son âge… ?

En prendre conscience, c’est déjà être dans une posture de prévention. Cela permet de s’auto observer et de travailler sur ce qui est pour moi source de gêne, de stress potentiel.

Lors de mes animations de formations,  j’ai entendu certaines de ces difficultés à accepter la différence, de ses stéréotypes inconscients : les jeunes et leurs écouteurs vissés aux oreilles (manque de respect), la casquette à l’envers (cela ne se fait pas chez nous), l’âge (il ne fait plus  « dans le coup » chez les clients), l’apparence (son look ne va pas avec l’image de l’entreprise). Ces exemples extraits du monde professionnel mais je vous invite aussi à la réflexion dans votre vie personnelle: quel effet cela pourrait vous faire d’être servi au restaurant par un travailleur handicapé ? D’être accueilli par une femme ayant dépassé la cinquantaine dans un magasin dit « branché » ?…

Anticiper passe par la capacité à se regarder en face en tant que personne et à s’interroger ensuite sur la façon dont cela impacte votre pratique de manager.

Par exemple, démonstration a été faite que la beauté physique est un facteur de promotion et ce, dès les bancs de l’école, que la différence est mal vécue par un groupe social… Anticiper c’est prendre conscience de ces reflexes collectifs pour mieux les traiter.

>> Découvrez l’enquête sur les pratiques de la discrimination et de la diversité en entreprise.

Rendez-vous vendredi 10 septembre pour la suite de ce  billet.

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Carole Il y a 9 années

Bonjour, merci pour ce billet qui pose les bonnes questions…
Accompagner les salariés, les motiver, leur proposer une réelle visibilité dans leur carrière, voilà les enjeux auxquels les entreprises doivent se soumettre… Et ce n’est pas facile car la pression productive est bel et bien présente partout, en ces temps de crise.
Et puis d’un autre coté merci pour ces questions qui remettent en cause notre regard sur les plus faibles et les plus démunis. Quelle injustice de penser que la beauté est un facteur de promotion sociale. Devra-t-on se soucier plus tard d’eugénisme ?

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anette chazoule

anette chazoule Il y a 9 années

Bonjour Carole, merci de ce commentaire, l’incertain, la complexité font partie de l’environnement des managers, la « donne humaine » dans l’entreprise est appellée à évoluer et à passer de ressource à talent, avec optimisme on peut penser qu’avec les nouvelles générations, l’llongement de la durée de vie au travail, la diversité, on ira vers plus d’humanisme entreprenarial.

Bien à vous

Annette

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