Et si le management commençait par « JE » ?

Par le 25 février 2013

Alors que reviennent en force dans les écoles les cours d’instruction civique, que l’on proclame une « journée de la gentillesse », que l’on enseigne de nouveau à nos enfants l’importance de la politesse, du savoir-vivre, bref, que l’on préconise de vivre en bonne intelligence avec les autres, on continue malgré tout à apprendre dans l’ordre « je, tu, il ou elle » : je parle, tu parles, il ou elle parle. Le  » je  » passe en premier. Apprendre les déclinaisons des verbes en commençant par  » je  » amène inévitablement et durablement l’individu à se positionner comme référent.

Et si le management commençait par "JE" ?

Une fois que JE « chante », alors seulement TU chantes en ajoutant un « s », puis vient le tour de celui ou celle qui est plus éloigné(e), et ainsi de suite pour le pluriel. L’apprentissage commence-t-il donc par soi ? Et si c’était également le cas pour le management ?

JE

Que ce soit par l’imitation d’un modèle ou par la découverte en procédant par essais et erreurs, la première étape consiste bien pour chacun d’entre nous à incorporer des conduites et à apprendre à choisir ce qui constitue peu à peu notre personnalité. C’est ensuite notre mémoire qui nous aide à trier et à valider nos choix. JE est bien au centre de notre processus d’évolution, largement influencé par notre entourage immédiat.

Qu’en est-il du manager ? Qu’il devienne manager hiérarchique ou transversal, doit-il commencer par se constituer lui-même ? Avant même sa prise de fonction, il est important qu’il réfléchisse à ses propres motivations, ses points forts et ses points de vigilance :

  • En quoi cette fonction de manager répond-elle à mes réels besoins personnels ? Besoins de commander, de plaire, d’entraîner, de challenger ?
  • Qu’est-ce qui me manque pour accepter une fonction d’encadrement ?
  • Comment vivrai-je les écarts inéluctables entre mon rôle de représentant(e) de la Direction avec ses exigences et la résistance, voire la souffrance engendrée, ressentie par mon équipe ?
  • Exigerai-je pour moi-même cette pression ?
  • Comment pourrai-je dire non à leurs demandes alors qu’elles me paraîtront légitimes ?
  • Quelles sont mes valeurs profondes sur lesquelles je ne transigerai pas ? Qu’est-ce que je suis prêt(e) à tolérer ou à refuser ?
  • Suis-je à l’aise et/ou prêt à convaincre, à fixer des objectifs, à annoncer une nouvelle désagréable, à donner un feed-back négatif ?

A chaque situation de négociation avec ses collaborateurs, son responsable hiérarchique, ses clients, ses prestataires, le manager doit choisir entre un peu plus de coopération et de relation ou au contraire un peu plus d’exigence et de force de persuasion.

Ce sont autant d’occasions pour lui de prendre réellement le temps d’explorer ses propres ressentis et de mieux comprendre les enjeux réels qui se jouent pour les personnes – à commencer par lui – dans des situations souvent délicates.

Chaque manager, même le plus aguerri, est traversé chaque jour par ces questions qui testent ses principes de vie. Ne pas regarder ces questions en face avec courage, dès sa prise de fonction et tout au long de sa vie de manager, serait une grave erreur.

Savons-nous prendre le temps de la réflexion, du recul ? Respectons-nous nos valeurs profondes ?

Et aujourd’hui, si je devais reprendre une fonction de manager, que devrais-je davantage respecter ? Que devrais-je mieux négocier ? Exiger ?

Puis, vient le temps du TU.

TU

Toi, mon collaborateur, tu es quelqu’un d’important, non seulement dans ta contribution contractuelle, mais aussi en tant que personne. Tes valeurs, tes besoins, tes principes sont l’essentiel de ce que tu cherches dans la vie et tu es en droit de vouloir les respecter dans ton activité professionnelle. Avec les personnes que tu côtoies, avec les gestes, les paroles et les pensées que tu mets en œuvre au quotidien.

Toi aussi, tu as appris « je parle, tu parles, il ou elle parle » et donc, toi aussi, tu vois la vie à partir de toi-même. Ta personnalité, ton rôle, se forgent à partir de ton JE.

Ta liberté de penser est inaliénable. Elle t’appartient. Si ton entourage ne la reconnait pas, ne la respecte pas, c’est ton identité qui est reniée. Le TU ne pourra se tourner vers les autres que s’il est devenu au préalable véritablement JE.

Ainsi, de la même façon que pour le manager, le collaborateur doit d’abord se considérer lui-même et son manager peut l’aider à réfléchir sur ses propres motivations, sur ses limites, sur ce qui lui permet de s’épanouir. Même si ce chemin est d’abord personnel avant d’être professionnel, le manager gagne à s’assurer que ce « travail » est fait.

Cette consolidation et cet « entretien » du JE de l’autre est l’essentiel de l’étape du TU.

A chaque fois qu’un manager considère son collaborateur comme une « non-personne », il le réduit à l’état de machine sans intelligence, donc sans initiative, ni créativité, ni valeur, etc.

De même, le collaborateur ne considère pas son manager comme tel si celui-ci se cantonne à être l’exécutant de la Direction ou s’il se complait dans la langue de bois. L’implication personnelle du manager – la perception de son JE par le collaborateur – est une condition indispensable à leur relation et au respect mutuel.

Ce n’est que dans le cadre d’une relation duelle, respectueuse et adulte que peut alors intervenir le IL ou ELLE.

IL ou ELLE

Le tiers permet à la relation du JE et du TU de ne pas rester au niveau fusionnel « seuls contre le monde entier ». Au contraire, il permet de donner un sens à cette relation, de l’orienter aussi bien vers l’intérieur que vers l’extérieur. Accepter et reconnaître ce IL/ELLE fournit le carburant nécessaire au développement de cette relation.

Ce tiers peut être une personne : notre responsable hiérarchique commun, notre directeur, notre nouveau co-équipier, notre client, etc. Mais il peut aussi être quelque chose de plus abstrait : la stratégie de l’entreprise, un produit nouveau, notre intérêt commun, nos règles de vie en commun, le marché, etc.

Réel ou fantasmé, cet autre nous conduit à négocier, à coopérer, à œuvrer pour un objectif, pour résoudre un problème. Une des formes de ce IL ou ELLE est l’esprit d’équipe qui transcende chacun et donne à toutes les personnes, JE et TU, l’envie de se dépasser et de se sentir responsable non seulement de ses propres actes, mais aussi de ceux du voisin et de l’ensemble des actions collectives. Un véritable sens du collectif.

Nous pourrons alors, bien sûr, passer aux pronoms personnels pluriels « NOUS, VOUS, ILS » ou « ELLES ». Le collectif sera davantage présent, en commençant de la même façon par nous-mêmes, puis à ceux à qui nous nous adressons, le VOUS, pour finir par tous les autres.

En résumé, le processus pour le manager s’établit dans cet ordre :

  • Moi, manager, je me centre sur ce qui est important et permanent pour moi, je me libère de mes propres conditionnements, ainsi que des conditions conjoncturelles éphémères, pour me recentrer sur l’essentiel.
  • Ensuite, je considère l’autre en lui permettant au maximum de trouver ses ressorts d’accomplissement essentiels car il est mon égal en tant que personne. En le reconnaissant pleinement, je mets en œuvre les conditions nécessaires à la cohésion de l’ensemble.
  • Je lui propose alors de nous mobiliser ensemble vers celui, ou celle, qui est l’objet même de nos efforts, de ce qui nous relie, vers le même but. C’est une partie de notre destin.

C’est ce que, dans un autre domaine, Pierre Teilhard de Chardin avait nommé les trois étapes de l’homme accompli : centration, décentration, surcentration.

Un guide de conduite pour le manager.

Et vous, qu’est ce qui nourrit votre JE ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Muriel Jouas Il y a 6 années

Mille fois d’accord avec toi… mieux je sais qui je suis et ce que je veux moins je suis en lutte avec toi et mieux je peux me centrer sur toi dans une relation allant vers le NOUS. Et donc JE dis JE t’embrasse TOI (bon parce que le TU colle pas … mais TU veux bien, dis, que JE t’embrasse ???

Répondre
Jacques

Jacques Il y a 6 années

@Muriel. Bien sûr qu’IL veut bien !

Répondre

Marie-Laure Il y a 6 années

Pour moi qui peux jouer le rôle de Candide puisque je ne suis pas experte en management, il me semble important voire nécessaire … (voire évident ! ) que le manager soit d’abord au clair avec lui-même. Mais ça ne fait pas de mal de l’expliciter !

A ton avis, maintenant que le manager est au service de ses collaborateurs, quelles sont les questions qu’il devrait leur poser ?

Répondre

Christiane Il y a 6 années

Bravo pour ton analyse.
En fait, le JE est un JEU.
Si on prend comme base l’amour, JE dois s’aimer d’abord, se connaître et s’améliorer. Et après, JE peux aimer le TU et lui apporter ce dont il a besoin. Et après, viendra le IL (1+1 = 3) l’enfant, l’entreprise, le projet…. qui se multiplieront (l’enfant grandit et donne naissance à son tour), l’entreprise prospère, etc.
Bon, c’est peut-être hors sujet du management que je ne connais pas.
Tchao

Répondre
Jacques

Jacques Il y a 6 années

@Marie-Laure. Tout d’abord, bravo pour le raccourci « Maintenant que le manager est au service de ses collaborateurs ». Ce n’est pas si évident pour beaucoup de managers qui considèrent plutôt que leurs collaborateurs sont des moyens au service de… Mais une fois que ce postulat est posé, la réponse à la question « Quelles sont les questions qu’il devrait leur poser ? » me paraît en découler tout naturellement.
Que demande en effet un serviteur à son maître ? Quelque chose du genre : « De quoi avez-vous besoin ? » ou « Qu’attendez-vous de moi ? »
Et si jamais le collaborateur répond « Plus d’argent ! », le manager devrait répondre « En quoi « plus d’argent » te permettra-t-il d’être plus toi-même ? »
Bon, je reconnais que dans la pratique, ce n’est pas évident ! 🙂

Répondre
Jacques

Jacques Il y a 6 années

@Christiane. Tout-à-fait d’accord avec ton complément. Ce « Je, Tu, Il ou Elle » fonctionne quel que soit le point de départ et quel que soit le partenaire considéré, que l’on soit dans une relation d’autorité ou pas. Et si je ne m’aime pas moi-même, comment puis-je aimer l’autre et comment puis-je recevoir l’amour de l’autre ? Et dans le management n’y a-t-il pas un peu d’amour, ou d’affection ? Même si le sujet est tabou…

Répondre

Paul Siboun Il y a 6 années

Bonjour Jacques,

« JE » suis touché par tes propos,
« TE » lire est un réel plaisir…
« TU » sais trouver les mots,
« TU » restes dans ma ligne de mire !
« JE » suis d’accord mot pour mot,
« TU » m’aides à conduire le navire…
……..le navire du Management ! ! ! ! ! !

NB: « IL » est formidable, ce Jacques !

Répondre
Jacques

Jacques Il y a 6 années

@Paul. Quelle déclaration ! Il est temps de passer au pluriel ! Merci beaucoup.

Répondre

Paul Siboun Il y a 6 années

OK Jacques, alors « NOUS » sommes formidables !

Répondre

Paul Siboun Il y a 6 années

@Jacques. Ok, alors « NOUS » sommes formidables ! ! !

Répondre

olaf de hemmer Il y a 6 années

qui est ‘je’ sinon un fils/fillle, mari/épouse, père/mère, ami/e, collègue, manager/managé, client/fournisseur, …
nul ne peut se définir indépendemment ds autres ?

Répondre

Yann Il y a 6 années

Et bien voilà un article qui va à l’essentiel: comment T’écouter pour être écouté par Toi… pour atteindre un objectif commun, tout un programme!

Répondre

Bernie Il y a 6 années

Bien vu Marie-Laure/Candide (comme quoi….).
Ainsi la question que devrait poser le manager à ses collaborateurs serait : « En quoi et comment puis-je vous aider à réussir dans votre fonction ? »
J’observe que nombres de dirigeants (politiques, d’entreprises, syndicaux…..liste non exhaustive !) feraient bien de s’en inspirer.
J’ai des noms !

Répondre

Bernie Il y a 6 années

Nombre sans « s » pour les puristes…. Merci.

Répondre

Bernie Il y a 6 années

Nombre sans « s » pour les puristes…. Merci !

Répondre
Jacques

Jacques Il y a 6 années

Merci à Olaf, Yann et Bernie pour vos contributions.
Je dois avouer que depuis que j’ai lu la question d’Olaf : nul ne peut se définir indépendemment ds autres ?, je tourne en rond car je trouve des arguments dans un sens et dans l’autre.
Et, il y a quelques jours, de façon tout à fait extraordinaire, un ami m’a transmis cette jolie petite histoire qui, finalement, me semble être LA réponse à la question. :
« Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d’une tribu d’Afrique Australe.
Il a posé un panier plein de fruits sucrés près d’un arbre et a dit aux enfants que celui qui arriverait le premier gagnerait tous les fruits.
Quand il leur a dit de courir, tous les enfants se sont élancés en même temps … en se donnant la main !!!
Puis ils se sont assis ensemble pour profiter de ces bons fruits.
Lorsque l’anthropologue leur a demandé pourquoi ils avaient couru ainsi alors que l’un d’entre eux aurait pu avoir tous les fruits pour lui tout seul, ils ont répondu :
« UBUNTU ! Comment l’un d’entre nous peut il être heureux si tous les autres sont tristes ? »
UBUNTU dans la culture Xhosa d’Afrique Australe signifie :
« Je suis parce que Nous sommes. »
JE n’existe que parce qu’il y a TU, IL/ELLE, NOUS, etc.
Merci à mon ami et merci à Olaf

Répondre

VDC consultants Il y a 6 années

Société de conseil et de formation spécialisée en performance managériale et commerciale

Répondre

FANFAN Il y a 6 années

Cher Jacques,
Voilà bien une réflexion managériale écrite par un humaniste ! Bravo !
Certes, il existe encore des Hommes de bonne volonté qui s’interrogent, comme tu le fais, sur les valeurs qui les animent, qui se respectent eux-mêmes, qui respectent leurs collaborateurs en tant que personnes d’abord… et qui savent canaliser leurs énergies, leurs talents et leurs compétences au service d’un projet commun incarné par l’institution qui les emploie… et les nourrit !
Une plongée dans le monde de l’Entreprise nous fait parfois, hélas, atterrir brutalement !
Les « faits divers d’entreprise » et la littérature sur les risques psychosociaux sont là pour en témoigner.
Quoi qu’il en soit, tu as raison, revenons aux fondamentaux JE – TU – IL… NOUS VOUS ILS… à partir desquels se construisent (ou peuvent se reconstruire) des valeurs éthiques et humaines dont le monde a bien besoin… y compris celui de l’entreprise.
Tu fais un bel ambassadeur et je te reconnais bien là !

Répondre
Jacques

Jacques Il y a 6 années

@FANFAN. Merci pour ce témoignage et ces appréciations qui me confortent dans l’idée évoquée qu’il s’agit bien d’une volonté et d’un combat. Sans cette vigilance, le manager risque d’être complice de machines broyant notre humanité. Jusqu’où accepter ce dilemne ? Il est effectivement important de se questionner encore et toujours sur les fondamentaux, de ne pas se contenter d’à peu près, et de mettre des limites, ne serait-ce concrètement que des limites de temps par exemple.
JE me respecte et je demande aux autres de me respecter en indiquant quand et comment je suis disponible. JE mets des rendez-vous avec moi-même dans mon agenda, je ne mets pas que des rendez-vous avec les autres.

Répondre
Jacques

Jacques Il y a 6 années

@VDC Consultants.
Société de conseil et de formation spécialisée en performance managériale et commerciale
« JE » a bien noté votre / ton existence.
Qu’as-« TU » à NOUS dire ?

Répondre

Xavier Il y a 6 années

Merci Jacques pour cette capacité à nous faire nous interroger sur ces aspects du management et nous obliger ainsi à réfléchir au sens de notre action.
Tu conclus par une question : qu’est-ce qui nourrit notre JE
Mon JE se nourrit d’EUX.
La fonction d’un manager consiste à donner les moyens à ses collaborateurs de réussir leur mission, comme l’ont bien indiqué Marie-Laure et Bernie.
JE ne peux donc réussir qu’au travers de la réussite d’EUX, sans qui JE ne suis rien ou du moins pas suffisant.
Leur réussite est la mienne, non pas parce qu’ils me la doivent, mais parce qu’elle est ma finalité, ma mission, mon engagement vis à vis d’EUX, et leur échec est aussi le mien.
Bien sûr une équipe peut réussir malgré son manager ou échouer également malgré lui.
JE ne suis pas tout puissant.

Dans un monde où le manager serait encore un être humain sensible et conscient de l’autre, il ne peut qu’aspirer à voir ses collaborateurs heureux et épanouis, pour qu’il puisse en retour se nourrir de ce bonheur et y trouver motivation et énergie.

De là, une réflexion sur le mythe de la gratuité des actes que ce soit en amour, en amitié, ou au travail…

Répondre
Jacques

Jacques Il y a 6 années

@Xavier. Merci pour cet bel apport, surtout venant d’un manager qui encadre plusieurs dizaines de collaborateurs et dont je sais qu’il met en pratique ce qu’il dit ! Et le mythe de la gratuité des actes me fait penser à ce que nous avions partagé à propos du don (cf billet de mars 2012 : Dû, oui. Don, non ?). Prends soin de toi Xavier !

Répondre

laurence ALLAIRE Il y a 5 années

Ce qui nourrit mon JE est sans aucun doute de savoir écouter le TU ou le IL ou ELLE et pourquoi pas les NOUS VOUS EUX. Dans écouter, j’entends l’écoute active, qui rebondit et argumente positivement le discours de l’autre ou des autres, pour mieux prendre conscience de leurs ressentis, de leurs réflexions ou interrogations voir de prendre conscience de leurs talents cachés et de leur permettre d’y accéder.

Nous ne sommes rien sans l’effet miroir de l’autre ou des autres, et pourtant souvent nous l’interprétons avec nos propres valeurs et ressentis qui peuvent nous plonger dans la paranoïa  » pourquoi me dit-il cela, qu’est ce qu’il a compris de moi ? il ne m’a pas écouté, il ne pense qu’à lui..!.. ».
D’où l’importance de l’écoute emphatique, qui doit être dénuée de toute condescendance de toute facilité de jugement, pour seulement rebondir sur les mots, les idées, les perceptions des autres qui pourront enfin se sentir exister et compris. Point besoin d’être jugé ou conseillé pour se sentir vivant et performant, juste se savoir écouté et existé pour ce que l’on est au travers de nos échanges.
Et enfin, le monde gagnera en confiance et en estime de lui même au lieu de détruire pour mieux survivre.
Sans parler de la communication non verbale !!!!

Répondre
Jacques

Jacques Il y a 5 années

Merci Laurence pour cette belle envolée lyrique à la gloire de l’écoute, la vraie, qui est si difficile à garder en toutes circonstances et qui nous permet pourtant, comme vous le dites, de nous sentir exister.

Répondre

example my ass Il y a 3 années

I am new to blogging. How do I add a subscribe function to my site so new post will go to their email?.
example my ass http://www.examplemyass.com

Répondre

Abonnez-vous au blog

Afin de vous abonner et pour des raisons de sécurité, votre navigateur doit accepter les cookies et le JavaScript.