Et si l’intelligence poétique était la sentinelle de l’intelligence artificielle ?

    Par le 12 février 2018

    Nous sommes au cœur d’une révolution technologique, économique et sociale sans précédent. Avec l’explosion du numérique, l’intelligence artificielle est déjà partout dans les produits et services que nous achetons ou nous vendons.

    Comment allons-nous vivre dans l’entreprise de demain avec l’intelligence artificielle ? Quelles compétences devons-nous développer pour mieux gérer l’interface avec les machines  et assurer notre employabilité ? Regardons de près la puissance évocatrice de l’histoire méconnue d’Ada.

    L’histoire d’Augusta Ada King, comtesse de Lovelace, fille de Lord Byron

    Qui sait qu’Ada Lovelace fut la première programmatrice informatique de l’histoire, la pionnière des algorithmes ? En effet, peu de gens savent qu’au début du XIXème siècle, dans l’Angleterre de la Révolution industrielle, Augusta King, comtesse de Lovelace, la fille du poète Lord Byron réalisa le 1er algorithme destiné à une machine considérée comme l’ancêtre de l’ordinateur. Les notes d’Ada Lovelace servirent de base aux travaux d’Alan Turing sur les calculateurs. Le langage de programmation Ada vient du prénom de cette jeune génie des mathématiques qui anticipa même le développement des neurosciences.

    Les écrits d’Ada nous apprennent que son génie mathématique s’est doublé tout au long de sa courte vie d’une imagination et d’une créativité hors du commun. Elle avait « une combinaison singulière de qualités » : des capacités de raisonnement hors du commun, une perception intuitive, des facultés de concentration et une attention à ses ressentis et sensations incroyables, « une capacité à connecter des idées et des sources diverses et étrangères à son sujet ».

    Si « les soft skills » étaient le nouvel enjeu de demain ?

    Cette « enchanteresse des nombres », qui avait perçu la poésie dans ses programmes informatiques nous éclaire face au monde d’aujourd’hui. Elle nous fait réfléchir sur l’importance des soft skills dans le monde professionnel.

    En effet, comment être en pleine conscience et rester « focus » alors que nous sommes assaillis de données et de sollicitations toute la journée ?

    Comment rester ouvert, faire des liens entre les disciplines, rester humain quand les robots envahissent peu à peu notre quotidien ?

    Comment garder une âme de poète quand il s’agit d’aller plus vite, plus fort, plus loin en permanence ?

    Toutes ces questions nous renvoient aux soft skills, aux compétences « douces » indispensables aux leaders d’aujourd’hui et demain. En effet, à l’heure de l’intelligence artificielle, de ses potentialités immenses mais aussi de ses menaces, développer une intelligence poétique est une question de survie.

    L’intelligence poétique : compétence du futur

    Développer ses compétences poétiques, c’est voir la beauté des choses, c’est se relier à la nature, c’est se reconnecter aux autres et à soi-même, c’est savoir donner du sens, écouter ses sens, trouver des métaphores, parler en images, c’est aussi rassembler une pensée, synthétiser, écrire ou faire de sa main, être un peu artiste, faire ce que l’intelligence artificielle mettra encore beaucoup de temps à faire à notre place.

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    Cecile Treton Il y a 3 mois

    Merci beaucoup Virginie pour cet article.
    Après voir travaillé de longues années dans des entreprises et pour des territoires comme chef de projets, et notamment dans les services digitaux comme directrice des expérimentation, j’ai réalisé une thèse doctorale sur le sujet que vous évoquez avec un questionnement sur l’humanisation des médiations technologiques et le sentiment de solitude des personnes dans la société moderne.Les conclusions de mes recherches m’ont permis d’envisager des médiations différentes à partir de l’expérimentation scénographique et des dispositifs narratifs. Cette approche m’apparaît comme un nouvel outil managérial permettant aux personnes de s’approprier les lieux de passage que sont devenus les entreprises. Actuellement, je cherche à développer ces axes d’accompagnement dans des entreprises. Je pense qu’il y a beaucoup à dire et à expérimenter dans un domaine nouveau et au sein d’un environnement économique dans lequel la prise en compte de l’émotionnel apparaît comme une mini révolution..

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      Virginie TILHET COARTET Il y a 3 mois

      Merci Cécile et bravo pour vos démarches

    dodoussian serge Il y a 3 mois

    Comment ne pas ressentir avec raison ces écrits. Pourquoi? La poésie, c’est l’Humanité! les chiffres et le calcul c’est l’ Inhumanité! Il ne peut y avoir d’intelligence artificielle, ce terme est un non sens! Chacun des 7 milliards de cerveau des habitants de la terre est différent et donc possède une intelligence différencié construite par l’expérience mais pas uniquement sur des ratios chiffrés ou des moyennes. C’est aussi l’amour, la beauté et surtout le fait que l’on soit mortel qui construit cette expérience, il ne peut rien avoir d’artificiel dans l’intelligence car comment computer, comment mesurer le prix, la logique de ce qu’est la beauté, l’amour ou l’amitié.
    Au de là d’être un poète, il faut simplement se remémorer que l’on est un être humain et que notre naissance n’est pas un calcul ou une logique: nous n’avons pas la moyenne d’âge de nos deux parents, nous sommes autre chose, nous sommes une innovation.
    Donc au delà de la poésie, je pense qu’il faut reconquérir « la philosophie de la vie »

    serge

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      Tilhet Il y a 3 mois

      merci beaucoup Serge

    SYLVIA BONNET Il y a 3 mois

    Merci Virgine, c’est tellement évident qu’on l’oublie. Repenser poésie, créativité, alors que nous nous croyons « trop vieux, trop sérieux, trop manager » pour cela. Ca se travaille, ça se mérite, mais on l’a tous en nous.
    A diffuser sans modération.

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      Virginie TILHET COARTET Il y a 3 mois

      merci beaucoup Sylvia

    jamadrou Il y a 3 mois

    ….et l’intelligence poétique serait la sentinelle de l’intelligence artificielle

    « oui, je veux y croire »

    développer une intelligence poétique est une question de survie

    « oui, j’en suis persuadée »

    l’intelligence poétique: une compétence du futur?

    « oui mais difficile à apprendre dans les grandes écoles je crois que cette compétence est innée alors soyons sentinelle de nous même et essayons (au cours de notre cursus scolaire et tout au long de notre vie),  de nous ouvrir à l’enfant, cet artiste qui est en nous.

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    Fabienne Il y a 1 mois

    Excellent article
    Merci

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    Tilhet Coartet Il y a 1 mois

    merci beaucoup
    bonne journée

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