Développement durable, RSE : pourquoi les directions s’engagent ?

Par le 26 février 2020

Les directions d’entreprise et leurs managers font aujourd’hui face à un réel dilemme : faut-il ou pas s’engager dans la RSE et le développement durable ? Pour beaucoup, une autre question émerge : comment les mettre en place au sein de l’entreprise ?

RSE

Qu’entend-on par développement durable ?

Nous devons la définition exacte du développement durable à Mme Gro Harlem Brundtland, Premier ministre du Royaume de Norvège dès 1981 : « Un développement durable doit répondre à nos besoins présents, sans que cela empêche les générations du futur de répondre aux leurs. »

Le développement durable est le concept qui formalise le besoin de  changement dont a besoin notre planète et ses habitants pour vivre dans un monde plus viable, plus équitable, plus respectueux des Hommes et de la vie au sens large du terme. Il s’agit d’une réponse aux alertes des scientifiques et experts sur la dégradation de l’environnement et les déséquilibres sociaux inacceptables.

Le développement durable se pose donc aujourd’hui comme un nouveau modèle qui engage chacun à trouver des solutions ayant un impact immédiat et surtout sur long terme. Ce grand mouvement collectif s’impose comme une urgence pour agir pour un monde meilleur. De plus, il représente une réelle opportunité permettant de redessiner la société et bien sûr les entreprises.


A lire >> RSE : comment valoriser votre démarche ?


Pourquoi les directions se mettent à la RSE et au développement durable ?

De manière théorique, 6 grandes logiques s’imposent et se complètent :

Par obligation

L’entreprise peut faire le choix de la RSE par l’obligation. Une obligation dictée par ses clients (souvent en BtoB) ou la réglementation actuelle. Cela aboutit fréquemment à des démarches vécues comme contraignantes et surtout mises en œuvre à minima.

Par anticipation des risques

La société peut choisir une logique d’anticipation des risques. En effet, ne pas démontrer son engagement ou prendre le risque d’associer son image à un scandale sociétal est trop dangereux. Ainsi, la direction s’engage pour se protéger. Elle évite d’éventuelles attaques sur la pollution environnementale, leurs produits et leurs impacts sociétaux, les conditions de travail de leurs salariés ou sous-traitants.

Saisir une opportunité business

Elle peut également décider de s’engager non pas pour éviter des risques mais pour saisir une opportunité business. En effet, la prise de conscience des consommateurs a bouleversé leur façon de choisir, d’acheter, de consommer des produits et services. L’acte d’achat devient pour les citoyens un levier d’influence. Aujourd’hui, les sociétés BtoC ont donc la possibilité de proposer à leurs clients une offre plus responsable et plus respectueuse de l’environnement. Cette offre est également conçue et produite par des salariés sécurisés.

Par rentabilité

Le quatrième axe de réflexion est celle de la rentabilité. De nombreux dirigeants l’affirment aujourd’hui : la RSE est source de profit. Elle permet à la fois de répondre à la pression des clients en BtoB, de réduire les charges en matière d’énergie et d’améliorer la productivité interne par le biais d’une démarche sociale réussie. Par ailleurs, la RSE est un vecteur d’attractivité. En effet, beaucoup de RH y sont confrontés lors des recrutements. Les nouvelles générations s’interrogent sur les valeurs sociétales de l’entreprise avant de faire le choix de l’intégrer. Elles choisissent la société pour le poste proposé mais aussi parce que l’engagement de l’entreprise répond à leurs propres aspirations.

Par réelle conviction

Enfin, il existe un dernier chemin vers la RSE : la conviction réelle des dirigeants responsables qui se veulent acteurs d’un monde différent.
Cette nouvelle génération de managers ne conçoit pas de faire du profit sans respecter les Hommes et la planète. Ils veulent œuvrer à leur niveau pour un monde plus équitable et responsable. Ils prennent des décisions en pesant leurs impacts à court et moyen terme sur chacune de leurs parties prenantes (collectivité, clients, fournisseurs, salariés etc..). Ces managers font donc le choix d’imposer à leur entreprise d’être un acteur clé du développement durable dans la logique de leurs moyens.

Faisons le pari que demain les entreprises qui font le choix réel d’une démarche RSE sont celles qui ont compris l’importance de savoir s’adapter à un contexte en évolution. Pour ces entreprises, il s’agit d’intégrer toutes les dimensions de la RSE dans leurs pratiques, dans leurs métiers.
Un beau pari… celui de faire le choix pour son entreprise d’une croissance future responsable.


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