Les « 10 commandements » de l’enfant… à l’usage des managers

1. A la maison, vous m’empêchez parfois de faire ce que j’ai envie. Prenez le temps de m’expliquer les choses, avec patience et bonne volonté pour que j’accepte mieux vos décisions.

2. Parfois vous changez d’avis sans que je sache pourquoi. Donnez-moi les informations pour que je puisse comprendre.

3. Mes mains sont petites : ne vous attendez donc pas à la perfection quand je fais mon lit, quand je dessine ou quand j’envoie un ballon. Mes jambes sont courtes : ralentissez pour que je puisse vous suivre.

4. Soyez sensible à mes besoins, à ce que je ressens. Ne vous moquez pas de moi. Traitez-moi comme vous aimeriez être traité ou comme vous auriez aimé être traité quand vous aviez mon âge.

5. Mes yeux ne voient pas le monde comme vous : laissez-moi l’explorer en toute sécurité, mais sans interdit inutile.

les 10 commandements de l'enfant

6. Donnez-moi le droit de prendre des décisions par moi-même. Autorisez-moi à expérimenter l’échec pour que j’apprenne de mes erreurs. De cette façon, je serai prêt à prendre plus tard les décisions que la vie me demandera de prendre.

7. Vous me dîtes que je suis responsable de mes actes, alors montrez moi l’exemple et convenez avec moi de règles utiles.

8. N’ayez pas peur de partir pour un week-end. Ce sera une bonne façon de nous montrer combien votre relation est forte et combien vous avez confiance en moi.

9. J’ai besoin de vos encouragements pour grandir. Mettez la pédale douce pour les critiques. Souvenez-vous : vous pouvez critiquer ce que je fais sans me critiquer, moi.

10. S’il vous plaît, cessez de me comparer. Je suis unique. Je sais que c’est difficile, mais ne me comparez pas à mes frères et sœurs.

A méditer… en pensant à ses collaborateurs.

Classé dans : Autres regards sur le management

20 Commentaires à l'article “Les « 10 commandements » de l’enfant… à l’usage des managers”

Écrire un Commentaire

  1. CG dit :

    Sympa, original, rafraichissant et tellement pertinent !

  2. fab dit :

    Excellent !

    Le parallèle est très vrai, sans qu’on y pense forcement.

  3. Jubault dit :

    Il est vrai que le parallèle est pertinent.
    Maintenant, il me semble que la vision est trés “protectrice”. La difficulté managériale réside dans le collectif . Comment amener chacun à apporter le meilleur au service d’un collectif… Comment faire pour avoir cette attention unique quand vous avez 10 enfants ?

    Comment faire progresser, au delà de la confiance …
    Comment faire accepter à son enfant, collaborateur qu’il doit progresser…
    Parmi les enfants comme les collaborteurs, il y en a qui ont envie de progresser …et d’autres pas…
    et comment faire pour éviter la fugue, attirer par un groupe extérieur, à l’adolescence…

    Bref autant de questions qui démontrent toute la pertinence du parallèle …
    Bravo

  4. Adele dit :

    Tout faux et complètement débilitant. Ces parallèles n’ont aucun sens ou sont d’un autre temps. Et sont navrants.
    J’attends mieux des animateurs d’un tel forum.

    Mon point de vue : ORGANISONS-NOUS DE PROGRESSER ENSEMBLE EST NOTRE INTERET COMMUN… Voici un paramètre important dans l’équation du profit que vise toute entreprise. C’est du gagnant – gagnant est çà a le mérite de placer tout le monde dans la dynamique de l’entreprise.

    Ainsi donc… L’intérêt et la responsabilité de l’entreprise sont de fournir, sur la durée du parcours professionnel et à l’ensemble des collaborateurs, le contexte pour permettre à chacun de gagner en connaissances – le savoir – et de les convertir en compétences on pourrait aussi dire en expertise – capacité à mobiliser ses connaissances face à une situation projet, industrielle ou managériale particulière.
    Pour l’anecdote, je garde en mémoire la réflexion d’un homme du RAID, complètement transposable : “savez-vous ce qu’est un expert ?” Réponse : “c’est celui qui a survécu à des expériences”.
    On l’aura donc compris : capitalisons, “processons” nos activités, pilotons les, montons des équipes gagnantes dotés des bons experts sur des domaines pluridisciplinaires, les plus juniors pourront, par contagion, monter en compétences. Et essaimons.

  5. Jean-Pierre dit :

    @CG : merci. C”est encourageant pour continuer.

  6. Jean-Pierre dit :

    @fab : merci pour ce feed back.

    @jubault : merci pour vos interrogations pertinentes.

    @Adele : merci pour votre réflexion sur l’entreprise apprenante. Tout parallèle à ses limites et quant à l’appréciation que vous portez sur ce billet, je vous propose de revenir au commandement n°9.

  7. J’adore !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! :-) M’autorises-tu à publier ce conte sur mon blog en faisant un lien vers cet article ?

  8. olivia dit :

    Au regard du billet et de la réponse d’Adèle

    qu’en serait il d’un manager qui passerait la faux (“tout faux”) sur le point de vue des autres en avançant par ailleurs, un “ensemble” et d’un “intérêt commun “. .
    Une question : cet “ensemble” n’est il pas constitué d’hommes et de femmes qui font la performance ,développent les process et portent les compétences de l’entreprise ….. et leurs différences ? c”est sans aucun doute une des difficultés que de ne pas dissoudre, (voire broyer) les individus dans le collectif , tout en restant porteur et au service du collectif

    A propos de performance et de compétence, à mon sens, le billet proposé porte plus sur écoute, devenir , puissance et potentiel des personnes, et de l’équipe que gère le manager que sur un versant “infantilisant” voire moralisateur tel qu’il a pu être lu

    comme quoi, quand on parle de différences !

    cordialement,

  9. Jean-Pierre dit :

    @Valérie Moissonnier : merci. Une remarque : il me semble qu’il manque un point d’exclamation. Autorisation accordée…

    @olivia : merci. Pour prolonger ta métaphore, il s’agit bien de “moissonner” ensemble.

  10. Xavier dit :

    Bravo jean-Pierre!
    A imprimer et à diffuser dans pas mal de nos stages.

  11. Jean-Pierre dit :

    @Xavier : merci.

  12. Josée Lepifre dit :

    Merci Jean-Pierre, dans la foulée des contes et métaphores … et çà marche !
    Puis-je diffuser en citant la source ? Josée

  13. Jean-Pierre dit :

    @Josée Lepifre : merci. Tu peux diffuser en citant la source.

  14. nathalie S dit :

    Bonjour,

    Je découvre ce blog et l’article de Jean-Pierre en particulier.
    J’aime la métaphore qui rend accessibles ces conseils pertinents et empreints d’une bienveillance qui n’exclue à mon sens ni la demande de performance ni la responsabilisation . Je pense à ces jeunes managers pleins de fougue et parfois en manque de repères (tous n’ont pas l’opportunité de suivre une formation Cegos :-) , voilà qui leur serait bien utile.
    Je note d’envoyer certains de mes clients /coachés vers ce lien.

    Pour Adèle, je propose un bonus “débilitant” : pour légitimer votre opinion, vous n’avez besoin ni de dénigrer mon point de vue ni de mépriser mes initiatives.

  15. Jean-Pierre dit :

    @nathalie S : merci. Oui, la bienveillance n’exclut pas l’exigence de résultats et le développement de la maturité de ses collaborateurs.

  16. Michèle dit :

    Jean Pierre
    J’apprécie la simplicité de ce billet qui reprend simplement tout ce que les Managers semblent avoir oublier: Respecter ses collaborateurs, leur donner confiance, les écouter sans tomber dans le paternalisme. Quand à ceux justement ( les ados rebelles, les polimiqueurs, ceux que ne souhaitent pas prendre de décision) ils ont aussi un role à jouer , sachons leur trouver la fonction adéquate.
    Quant au billet d’Adèle, désolée je le trouve prétencieux et trop alambiqué pour être compris.
    Gagnant- gagnant, c’est quoi, ? comment le mettez vous en application? ce ne sont que des mots.
    Pour infos dans quelle catégorie vous placez vous : celle du specialiste qui sait tout sur rien, ou celle du généraliste sait rien sur tout???

    Cdlt

  17. Jean-Pierre dit :

    @Michele : merci.Cordialement

  18. Sonia dit :

    Cet article me fait puissamment penser à la position de parent dans l’analyse transactionnelle…Position aussi toxique que la position d’enfant.
    Je comprends le sens de votre démarche, mais le parallèle me choque quand même.
    La meilleure position, c’est la position d’adulte. Responsable et autonome.Quand commencera t’on à rechercher dans les entreprises un partenariat intelligent, basé sur le mode gagnant-gagnant ?
    Pour répondre à nathalie S, quand on voit le niveau de communication des ” jeunes managers plein de fougue “, leur niveau de prétention et surtout les dégâts occasionnés par leur comportement sur leurs collaborateurs, ( je travaille au niveau des RPS, j’y suis confrontée chaque jour ), les renvoyer vers un article sublimant le rôle du manager paternaliste n’est surement pas la meilleure chose à faire, ne vous en déplaise…

  19. Sandra dit :

    Bonjour,

    J’ai adoré votre article et la lecture des différents commentaires et points de vue m’a fait réfléchir, en particulier sur le “manager paternaliste”. Je me pose 2 questions :
    - la notion de paternalisme : pour moi, ce terme porte des notions vieillissantes de domination ou toute puissance, de contrôle sous prétexte de protection,… est-ce la vision que veut nous proposer l’auteur de ces 10 commandements de l’enfant ? Ce n’est en tout cas pas la lecture que j’en ai faite.
    - la question du passage à l’âge “adulte” dans nos entreprises. Si nous étions tous adultes, au sens de l’AT, le sujet des RPS existerait-il autant aujourd’hui ? Accepterait-on, en adulte, le niveau de communication et le mode de management de la part d’un jeune manager fougueux comme le citait Sonia en exemple ? De mon point de vue, pas forcément.
    Peut-être pourrait-on en partageant ces 10 commandements accompagner les “enfants” de l’entreprise à devenir des adultes autonomes et responsables. Il y a à mon sens encore beaucoup de travail et de pédagogie pour y parvenir aujourd’hui. Donc vive les 10 commandements de l’enfant ! Puis-je moi aussi l’utiliser et faire le lien sur mon site, en citant bien entendu la source ?

    Merci par avance,

  20. Jean-Pierre dit :

    @Sandra : merci. Il ne s’agit pas en effet de prôner un management paternaliste mais, comme dans le cas des parents, de rappeler que les managers ont un rôle et une responsabilité vis-à-vis de leur collaborateurs : développer les compétences, les aider à “grandir”,…
    L’illusion chez certains managers consiste à considérer leurs collaborateurs comme des êtres rationnels, “adultes” en occultant le fait que chacun a un degré d’autonomie, une maturité relationnelle et émotionnelle qui lui sont propres.
    J’accepte volontiers votre proposition de lien.
    Cordialement

Répondre

Les commentaires ne sont pas modérés à priori et sont publiés instantanément sur le blog.
L'auteur des commentaires est seul responsable du contenu de ses contributions.