5 situations à surveiller pour anticiper les risques de burn out professionnel

Par le 14 septembre 2015

La fatigue, le sentiment de de ne pas pouvoir faire face, de ne pas répondre à ses objectifs…. sont quelques signaux de risque à surveiller. Dans votre métier de manager, il vous est arrivé de ressentir le burn out en observant vos collaborateurs ou pour vous-même. Votre responsabilité est à 2 niveaux.

burnout

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Les Risques Psycho-sociaux liés à un stress non gérable

Deux notions décrivent bien ce qui se passe dans ces situations de stress intense : le burn out et le bore out, les manifestations sont différentes, les conséquences comparables. Dans tous les cas il s’agit d’une incapacité à faire face à des difficultés professionnelles répétitives sur la durée. Le burn out est lié à un ressenti de surcharge de travail, sans les moyens pour faire face ou bien  faire son travail.

Le bore out est lié à l’ennui, et s’ennuyer au travail (sentiment d’inutilité professionnelle) est également un facteur de risque.

Lors de la dernière étude menée par Cegos sur la thématique de la Qualité de vie au travail, il ressort que 68% des managers interrogés déclaraient subir un stress élevé dans leur travail, et pour 78% d’entre eux ce stress avait eu un impact négatif sur leur santé.

Les 5 situations sentinelles à surveiller pour éviter le burn out

  • Vous changez de fonction : nouveau domaine, nouveaux interlocuteurs, nouvelle organisation…

Votre zone de risque : continuer à assumer ce que vous faisiez déjà, vouloir conserver votre expertise initiale, tout en rajoutant de l’activité de nouvelles missions.

A faire :   redéfinir très vite le cadre de vos missions et de vos objectifs et clarifier vos priorités et accepter de rendre « dormantes » une partie de vos compétences.

  • Vous avez obtenu une promotion : responsabilités plus importantes ou plus larges, prise en main d’une nouvelle équipe, changement de niveau hiérarchique, changement de groupe de pairs

Votre zone de risque : répondre à des injonctions paradoxales (« soit efficace et accorde du temps à la relation »), vouloir tout de suite imprimer votre marque, être partout, tout contrôler, prendre immédiatement sa place…

A faire : Vous auto-légitimer, si votre organisation vous a proposé cette promotion, c’est à priori qu’elle a validé vos capacités à l’assumer.  Intégrer tranquillement le changement en étant authentique, et en acceptant de faire « à sa manière » sans renier le passé.

  • Vous prenez en main une mission transversale stratégique

Votre zone de risque : Vous mettre vous-même une pression très importante, vouloir à tout prix être accepté de tous, vouloir faire plaisir à tous vos interlocuteurs, vouloir tout faire parfaitement tout de suite.

A faire : Accorder du temps à la prise de contact avec vos nouveaux interlocuteurs pour connaitre leurs attentes et repérer le groupe réel de décideurs et le groupe d’exécution, afin de mieux cerner votre champ d’action.

  • Vous observez des changements de comportements chez vos collaborateurs

Votre zone de risque : Votre responsabilité managériale est engagée, vous devez être capable d’accorder de l’attention et de veiller à la sécurité mentale et physique de vos collaborateurs.

A faire : surveiller régulièrement les « signaux faibles ». Par exemple : Des altérations de l’humeur, des changements de comportement, de l’agressivité ou de l’apathie. Un isolement soudain et inexpliqué. Des erreurs inhabituelles. Une auto augmentation de la charge de travail. Des micro-absences. Des journées à rallonge, une incapacité à prendre des congés…Votre objectif est d’être attentif à toute modification de comportement.

  • Vous ou vos collaborateurs ressentent de l’ennui :

L’ennui peut être lié à un fonctionnement institutionnel : réunions inutiles à répétitions, groupes de travail multiples et inefficaces, perte de sens dans les projets, sentiments de recommencer les mêmes choses cycliquement sans en tirer d’enseignements.

L’ennui peut être vécu au plan individuel : sentiment d’être sous-utilisé, ou de n’avoir plus rien à apprendre, ressenti d’une routine qui ne permet pas d’évoluer, mise à l’écart de projets importants malgré ses qualifications, perte de contacts et de sollicitations…

Ces 5 situations sont potentiellement à risque, même si les origines et contextes sont différents, il est fondamental dans votre rôle de manager d’intégrer que le bien-être au travail de vos collaborateurs est garant d’efficacité collective et implique votre propre bien-être au travail.

 

Pour aller plus loin :

Formation : Stress et santé au travail : trouver votre équilibre

Formation : Faire face au risque de burn-out des collaborateurs

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Jezequel Il y a 2 années

A se poser régulièrement…

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Stéphane Sornin Il y a 2 années

Je trouve votre article très intéressant car il fait très bien ressortir il me semble un côté très humain des personnes réalisant des fonctions commerciales. Je regardais un texte sur la théorie des besoins d’ Alderfer ou on explique notamment que les besoins de sociabilité sont satisfaits lorsque la personne construit des relations significatives et solides avec les autres. Y sont inclus les besoins de reconnaissance, de sécurité personnelle et les besoins d’affiliation avec les autres. En fait la réussite de cette construction d’un réseau commerciale de qualité affecte directement l’estime de soi des développeurs mais pas uniquement pour des questions de performance.

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Corinne Il y a 2 années

Je trouve très utile de se poser la question de « Qu’est-ce qui fait que je me lève le matin pour venir travailler ? » notamment dans les périodes de changement où l’on perd parfois de vue ce qui nous anime en tant que manager. Merci pour votre article

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