Transition énergétique : un changement aussi pour les modèles économiques et sociaux

    Par le 9 avril 2018

    Le ministre de l’Ecologie, Nicolas Hulot, a rappelé en introduction du Forum de la Transition Énergétique, organisé par les Echos le 28 mars 2018, l’importance de cette mutation engagée en France. Au-delà de la dimension environnementale, cette transition énergétique change les modèles économiques et sociaux et fait évoluer la donne des collectivités, des citoyens et des entreprises.

    Monsieur Hulot a évoqué la rareté des ressources, combinée aux impacts écologiques des politiques énergétiques actuelles et passées, qui  imposent un nouveau modèle énergétique.

    Des ambitions environnementales claires :

    • réduire la part de l’énergie fossile, qui permettra une réduction d’émissions de gaz à effet de serre et de la pollution de l’air,
    • augmenter la part des énergies renouvelables, en travaillant notamment sur le stockage de l’énergie et les coûts de production,
    • baisser la part du nucléaire pour notamment en réduire les conséquences liées aux déchets.
    • Nicolas Hulot a également évoqué l’hydrogène et la piste du biogaz. Le tout sans oublier l’efficacité énergétique pour réduire les  consommations.

    Les expériences fossiles et nucléaires vécues nous aident aujourd’hui à prendre conscience des impacts environnementaux et à faire des choix déterminants, dans une volonté d’indépendance énergétique.

    Un changement aussi pour les modèles économiques et sociaux

    Si nous regardons plus loin que le discours environnemental, cette transition énergétique est aussi un changement pour les modèles économiques et sociaux, et notamment ceux des collectivités, des citoyens et des entreprises.

    Une opportunité ou une contrainte ?

    Le constat est clair : il faut changer nos modèles mais cette obligation représente aussi une formidable opportunité d’innovation et de participation collective.

    Par exemple, cette ambition a poussé le gouvernement à alléger les contraintes administratives liées à la mise en place des éoliennes. Elle présente aussi un terrain fertile à la création de start-ups innovantes, dont quelques-unes ont été mises en avant lors de l’événement des Echos :

    • ENERGISTREO qui développe la technologie du volant de stockage d’énergie, dans le but de réduire le coût du stockage trop élevé des batteries, et ainsi augmenter la pénétration des énergies renouvelables.
    • QARNOT qui crée des radiateurs capables de chauffer des immeubles entiers grâce à la chaleur émise par les ordinateurs des datacenters.
    • TERRAOTHERM qui met sur le marché une technologie innovante de récupération de chaleur et réduction des nanoparticules émises.

    Au-delà des initiatives prises par le gouvernement et la création de start-ups innovantes, cette transition pousse aussi à changer les pratiques telles que les expériences d’autoconsommation des ménages, le choix d’autonomie énergétique des collectivités, ou encore la logique de  biométhanisation par les agriculteurs. Ainsi, l’économie circulaire  trouve un large domaine d’action.

    La transition énergétique n’a donc pas fini d’inciter l’innovation et l’indépendance.

    Et les entreprises dans ce mouvement ?

    La transition énergétique vise à modifier en profondeur la production d’énergie pour aller de plus en plus vers une énergie durable et donc renouvelable. Les entreprises qui utilisent l’énergie sont ainsi au cœur de la mutation ; elles doivent à leur niveau être conscientes de leur responsabilité et décider d’une feuille de route responsable.

    Par exemple, en construisant une politique énergétique visant à développer des solutions simples et/ou innovantes pour :

    • abaisser leur consommation : une démarche de sobriété et d’efficacité énergétique qui permet un retour sur investissement souvent rapide, mais qui oblige dans un premier temps à mesurer pour prendre conscience des pistes de progrès,
    • faire le choix des énergies renouvelables, imaginer la mise en place d’une autoproduction,
    • revoir les choix logistiques,
    • penser économie circulaire quant aux déchets qui peuvent être valorisés comme ressources énergétiques pour produire de l’électricité et/ou de la chaleur,
    • raisonner collaboratif avec les entreprises environnantes pour trouver des solutions globales.

    N’oublions pas que le « Fond de financement pour la transition énergétique » soutient les projets des entreprises, de la TPE à la multinationale, concernant la production d’énergies renouvelables sur site, les démarches d’économie circulaire ou encore les travaux d’isolation.

    Autant de possibilités de contribuer aujourd’hui à un futur plus responsable.

    Vous désirez vous engager ? Ces défis sont autant de points abordés dans l’Executive Mastère Spécialisé Management Global de la RSE et du Développement Durable, réalisé en collaboration par Cegos avec MINES ParisTech.

     

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